La LPP, c'est le deuxième pilier. Elle complète l'AVS pour permettre de maintenir son niveau de vie antérieur à la retraite - l'objectif visé est d'environ 60 % du dernier salaire avec les deux piliers réunis.
Contrairement à l'AVS, qui redistribue immédiatement les cotisations d'aujourd'hui aux rentiers d'aujourd'hui, la LPP fonctionne par capitalisation : chacun épargne pour lui-même, sur un compte individuel qui le suit d'employeur en employeur.
C'est le domaine où les RH se font le plus souvent prendre en défaut, parce que la loi ne fixe qu'un minimum et que tout le reste dépend du règlement de la caisse.
Le 2e pilier en une image
six étapes, toujours dans cet ordre : c'est tout le calcul de la LPP
Le socle : qui est assuré, et sur quoi
montants 2026, inchangés depuis 2025, les rentes AVS n'étant adaptées que les années impaires
Les cinq repères, tous dérivés de la rente AVS maximale
| Repère | Montant 2026 | Origine |
|---|---|---|
| Rente AVS maximale | 30 240.- | le point de départ de tout le reste |
| Seuil d'entrée | 22 680.- | 3/4 de la rente AVS maximale |
| Déduction de coordination | 26 460.- | 7/8 |
| Salaire assuré maximum | 90 720.- | 3 × |
| Salaire coordonné maximum | 64 260.- | 90 720 − 26 460 |
| Salaire coordonné minimum | 3 780.- | 1/8 |
Qui est assuré, et pour quoi
| Âge | Couverture obligatoire |
|---|---|
| Dès le 1er janvier qui suit le 17e anniversaire | risques décès et invalidité uniquement |
| Dès le 1er janvier qui suit le 24e anniversaire | s'y ajoute l'épargne vieillesse |
| Jusqu'à l'âge de référence | 65 ans ; poursuite possible jusqu'à 70 ans si le règlement le prévoit |
Les bonifications de vieillesse, minimum légal
| Âge | 25-34 ans | 35-44 ans | 45-54 ans | 55 ans à l'âge de référence |
|---|---|---|---|---|
| Taux | 7 % | 10 % | 15 % | 18 % |
Elles s'appliquent au salaire coordonné, jamais au brut. L'employeur finance au moins la moitié du total des cotisations, art. 66 LPP.
Sources : LPP art. 2, 7, 8, 15, 16 et 66 ; OFAS, montants valables dès le 1er janvier 2026Calculez un salaire coordonné et une bonification
l'ordre des opérations est ce qui fait rater le calcul : plafonner d'abord, déduire ensuite
Calculateur LPP
Le simulateur de projection jusqu'à la retraite
votre avoir année après année, la rente, le capital, le rachat possible, et la comparaison avec le minimum légal
Reprenez les chiffres de votre certificat de prévoyance (la caisse l'envoie chaque année). Sans certificat, laissez les valeurs du minimum légal. Rien n'est envoyé : tout se calcule dans votre navigateur.
① Vous
② Le plan de votre caisse (valeurs du minimum légal par défaut)
Le tableau année par année
Projection simplifiée : années civiles entières, départ au 1er janvier de l'année du départ, montants LPP 2026 gardés constants (ils sont adaptés tous les deux ans), intérêt identique chaque année. Le minimum légal ne garantit le taux de 6,8 % qu'à l'âge de référence et sur la part obligatoire. Seul le certificat de votre caisse fait foi.
Sources : LPP art. 7, 8, 13 à 16 et 79b ; OPP 2 art. 12 ; taux d'intérêt minimal 2026 maintenu à 1,25 % par le Conseil fédéral le 5 novembre 2025L'actuariat expliqué : d'où vient le taux de conversion
ce que calcule l'expert en prévoyance, sans formules effrayantes, avec un atelier pour essayer
Le métier en une phrase
L'actuaire répond à une seule question : combien d'argent faut-il aujourd'hui pour payer une rente promise jusqu'au dernier jour d'une personne dont on ne connaît pas la date de décès ? Il le fait avec deux outils : la probabilité de survie à chaque âge, tirée des tables de mortalité, et le taux technique, qui est le rendement que la caisse estime pouvoir obtenir sur l'argent pendant qu'elle verse la rente.
Les quatre notions à connaître
| Notion | Ce que c'est | Effet |
|---|---|---|
| Table de mortalité | pour chaque âge, la probabilité de décéder dans l'année ; les caisses suisses utilisent des tables publiées tous les cinq ans, périodiques ou générationnelles (qui anticipent la hausse future de l'espérance de vie) | plus on vit longtemps, plus la rente coûte cher |
| Taux technique | le taux d'actualisation des rentes futures, fixé par l'organe suprême sur recommandation de l'expert | plus il est bas, plus il faut de capital pour une même rente |
| Facteur de rente | la valeur aujourd'hui de 1 franc de rente payé chaque année à vie, y compris la future rente de conjoint | capital nécessaire = rente × facteur |
| Taux de conversion | simplement l'inverse du facteur : 1 ÷ facteur | facteur de 17 → taux de 5,9 % ; facteur de 14,7 → 6,8 % |
Le calcul, pas à pas
Chaque mois de rente est pondéré deux fois : par la chance d'être encore en vie pour le toucher, et par l'actualisation, parce qu'un franc payé dans vingt ans coûte moins aujourd'hui, l'argent rapportant des intérêts entre-temps. Le supplément conjoint couvre la rente de 60 % versée au conjoint survivant (art. 19 LPP).
L'atelier : faites le calcul de l'actuaire
Modèle pédagogique : la survie suit une loi de Gompertz réglée sur l'espérance de vie choisie, rentes mensuelles payées d'avance, supplément conjoint forfaitaire. Les caisses utilisent des tables complètes et calculent la rente de conjoint selon l'âge réel du conjoint.
Le degré de couverture, et pourquoi le taux technique le fait bouger
Le capital nécessaire comprend les avoirs des assurés actifs, le capital qui finance les rentes en cours (rentes × facteur) et les provisions techniques, par exemple pour la longévité. Si le taux technique baisse, le facteur monte : les engagements envers les rentiers augmentent d'un coup, et le degré de couverture baisse sans qu'un seul franc ait été perdu.
Obligatoire, surobligatoire et compte témoin
La plupart des caisses assurent plus que le minimum : salaire au-delà de 90 720.-, déduction de coordination plus basse ou proportionnelle au taux d'activité, bonifications plus élevées. On parle de caisse enveloppante.
| Part obligatoire | Part surobligatoire | |
|---|---|---|
| Intérêt | au moins le taux minimal fixé par le Conseil fédéral (1,25 % en 2026) | fixé par l'organe suprême de la caisse |
| Taux de conversion | 6,8 % au moins à l'âge de référence | libre, souvent nettement plus bas |
| Comment c'est contrôlé | la caisse tient un compte témoin calculé selon le minimum légal ; à la retraite, la rente versée ne peut jamais être inférieure à la rente du compte témoin (principe d'imputation) | |
Côté employeur : les obligations
| Obligation | Règle | Base |
|---|---|---|
| S'affilier | dès qu'on emploie une personne soumise : salaire annuel dès 22 680.- et contrat de plus de trois mois. À défaut, l'institution supplétive affilie d'office, avec effet rétroactif | art. 2, 7, 11 et 60 LPP ; art. 1j OPP 2 |
| Payer au moins la moitié | la part de l'employeur est au moins égale à la somme des parts des salariés | art. 66 al. 1 LPP |
| Retenir et verser | l'employeur doit toute la cotisation à la caisse, retient la part du salarié sur le salaire, et verse au plus tard à la fin du premier mois qui suit l'année pour laquelle la cotisation est due | art. 66 al. 2 et 3 LPP |
| Annoncer | les entrées, les sorties, les changements de salaire et les incapacités de travail, selon le contrat d'affiliation | art. 10 LPP |
| Changer de caisse | seulement avec l'accord du personnel ou de sa représentation | art. 11 al. 3bis LPP |
| Informer | la caisse remet chaque année un certificat de prévoyance ; l'employeur informe sur le libre passage à la sortie | art. 86b LPP ; art. 331 CO |
Les questions qu'on pose toujours
Rente ou capital : comment choisir ?
La rente est versée à vie et protège contre le risque de vivre longtemps ; elle comprend la rente de conjoint. Le capital laisse la liberté et se transmet, mais il faut le gérer et il peut s'épuiser. Le simulateur ci-dessus indique après combien d'années la rente rattrape le capital. Le règlement fixe le délai pour demander le capital, et au moins un quart de l'avoir obligatoire peut être pris en capital (art. 37 LPP). Les deux sont imposés différemment : renseignez-vous auprès de l'administration fiscale de votre canton.
Que vérifier sur le certificat de prévoyance ?
Le salaire assuré, l'avoir de vieillesse actuel et sa part obligatoire, la rente projetée à l'âge de référence, les rentes d'invalidité et de conjoint, le montant maximal de rachat et le retrait logement encore dû. Une erreur de salaire annoncé se répercute sur toutes les prestations.
Je travaille à temps partiel : suis-je moins bien assuré ?
Avec le minimum légal, oui : la déduction de coordination de 26 460.- est la même à 40 % qu'à 100 %, elle mange une grande part d'un petit salaire. Beaucoup de règlements l'adaptent au taux d'activité. Avec plusieurs employeurs dont aucun n'atteint le seuil, on peut s'assurer à titre facultatif (art. 46 LPP).
Que devient mon avoir en cas de divorce ?
Les avoirs de prévoyance accumulés pendant le mariage sont en principe partagés par moitié (art. 122 CC). La caisse transfère le montant fixé par le tribunal vers la caisse de l'ex-conjoint.
Et si je change d'emploi ou arrête de travailler ?
L'avoir suit la personne : il passe à la nouvelle caisse, ou sur un compte de libre passage s'il n'y a pas de nouvel employeur. Voir plus bas « Sortir de la caisse ». La couverture décès et invalidité continue un mois après la sortie (art. 10 al. 3 LPP).
Puis-je travailler après l'âge de référence ?
Oui, et si le règlement le prévoit, on peut continuer à cotiser et repousser la rente jusqu'à 70 ans : l'avoir continue d'augmenter et le taux de conversion est plus élevé. On peut aussi anticiper dès 58 ans, avec un taux réduit selon le règlement (art. 13 LPP, art. 1i OPP 2).
L'encouragement à la propriété : retrait ou mise en gage
deux mécanismes que tout le monde confond, aux conséquences opposées
| Caractéristique | Versement anticipé (retrait) | Mise en gage (nantissement) |
|---|---|---|
| Le capital | quitte la caisse | reste dans la caisse |
| Imposition | immédiate, comme prestation en capital, séparément des autres revenus | aucune, sauf réalisation du gage |
| Prestations de prévoyance | réduites proportionnellement : vieillesse, invalidité, décès | maintenues intégralement |
| Dette hypothécaire | diminuée | identique, voire augmentée |
| Intérêts bancaires | moins élevés | plus élevés, mais déductibles du revenu imposable |
| Montant minimum | 20 000.- | aucun |
| Registre foncier | mention de la restriction du droit d'aliéner | pas de mention |
| Rachats volontaires | bloqués tant que le retrait n'est pas remboursé | toujours possibles |
| Accord du conjoint | écrit et obligatoire dans les deux cas, y compris pour le partenaire enregistré | |
Les règles de montant et de délai
| Fréquence | un versement anticipé tous les cinq ans au maximum |
|---|---|
| Montant minimum | 20 000.-, sauf acquisition de parts d'une coopérative de construction |
| Avant 50 ans | la totalité de la prestation de libre passage |
| Après 50 ans | le plus élevé des deux : l'avoir disponible à 50 ans, ou la moitié de l'avoir actuel |
| Dernier délai | trois ans avant l'âge de référence ; cinq ans pour un compte de libre passage auprès de l'institution supplétive |
| Remboursement | possible jusqu'à la survenance du cas de prévoyance, minimum 10 000.- par tranche ; les impôts payés sont alors restitués sans intérêt |
Combien puis-je retirer ?
La perte de couverture risque : ce que personne ne dit au collaborateur
On explique volontiers l'impôt et la réduction de la rente de vieillesse. On oublie presque toujours la conséquence la plus lourde : l'effet du retrait sur les prestations de décès et d'invalidité.
Le versement anticipé, comme la réalisation d'un gage, est porté au débit de l'avoir de vieillesse - et l'avoir minimal LPP est réduit proportionnellement. Ce que cela produit dépend de la façon dont la caisse construit ses prestations de risque.
| Le règlement calcule les prestations de risque… | Effet du retrait |
|---|---|
| en fonction de l'avoir de vieillesse accumulé, ou de l'avoir projeté à la retraite | la rente d'invalidité et la rente de conjoint baissent dans la même proportion que l'avoir |
| en pourcentage du salaire assuré, indépendamment de l'avoir | les prestations de risque ne bougent pas ; seule la rente de vieillesse diminue |
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
| 1 | Demander à la caisse un calcul comparatif avant et après : rente de vieillesse, rente d'invalidité, rente de conjoint, rente d'orphelin. La caisse doit le fournir. |
|---|---|
| 2 | Vérifier si une assurance complémentaire de risque est nécessaire. L'institution supplétive peut servir d'intermédiaire pour la conclure ; la prime est à la charge du demandeur. |
| 3 | Se souvenir que la part retirée n'est plus dans la caisse : en cas de décès, elle ne produit aucune prestation. Le logement, lui, reste - mais les héritiers devront rembourser s'ils le vendent ou le louent. |
| 4 | Rappeler que la mise en gage ne pose aucun de ces problèmes tant que le gage n'est pas réalisé : les prestations de risque restent intactes. |
La sous-couverture et l'assainissement
quand les actifs de la caisse ne couvrent plus ses engagements
Le degré de couverture rapporte la fortune de la caisse au capital de prévoyance nécessaire. En dessous de 100 %, la caisse est en découvert : elle ne pourrait pas honorer tous ses engagements si elle devait le faire aujourd'hui.
Un découvert n'est pas une faillite. Il devient problématique s'il est durable : l'organe suprême doit alors prendre des mesures, sous la surveillance de l'autorité et avec l'avis de l'expert en prévoyance.
Les mesures d'assainissement, dans l'ordre où on les envisage
| Mesure | Ce qu'elle produit | Limite |
|---|---|---|
| Révision de la stratégie de placement | vise un meilleur rendement futur | ne produit rien à court terme, et augmente le risque |
| Réduction de la rémunération | l'avoir de vieillesse est crédité en dessous du taux minimal | 0,5 point au plus en dessous du taux minimal, et pendant la durée du découvert seulement |
| Utilisation des réserves de l'employeur | l'employeur libère des réserves de cotisations existantes | suppose que de telles réserves existent |
| Cotisations d'assainissement | perçues en plus des cotisations ordinaires | l'employeur en paie au moins la moitié ; les rentiers ne peuvent y être astreints que dans des limites strictes |
| Limitation des versements EPL | refus ou limitation du retrait pour amortir une hypothèque | uniquement pendant le découvert, et la caisse doit en informer l'assuré |
| Adaptation des rentes en cours | réduction de la part non garantie | en dernier ressort seulement : uniquement sur les adaptations au renchérissement des dix dernières années, jamais sur la rente légale |
Les filets de sécurité
ce qui se passe quand une caisse ou un employeur fait défaut
Le Fonds de garantie LPP
Il intervient dans deux cas.
Insolvabilité d'une caisse : il garantit les prestations légales, jusqu'à un salaire assuré plafonné à une fois et demie le montant-limite supérieur.
Structure d'âge défavorable : il verse des subsides aux caisses dont la somme des bonifications des 45 ans et plus dépasse la moitié du total.
Il est financé par des cotisations de toutes les institutions de prévoyance.
L'institution supplétive
C'est la caisse de dernier recours, prévue par l'art. 60 LPP.
Elle affilie d'office l'employeur qui ne s'est pas affilié dans les délais - et rétroactivement, avec les intérêts.
Elle gère les comptes de libre passage non réclamés, ceux qu'on appelle les avoirs oubliés.
Elle assure aussi, à titre facultatif, les indépendants et les salariés qui n'atteignent pas le seuil d'entrée.
Sortir de la caisse : le libre passage
ce qui arrive à l'avoir quand le contrat de travail prend fin
Toute personne qui quitte son institution avant la survenance d'un cas de prévoyance - vieillesse, invalidité, décès - a droit à une prestation de sortie.
| Destination de l'avoir | Quand |
|---|---|
| La nouvelle caisse de pension | c'est la règle : le transfert est automatique et obligatoire |
| Un compte ou une police de libre passage | en l'absence de nouvel employeur |
| L'institution supplétive | si l'assuré ne s'est pas manifesté dans les six mois |
Le paiement en espèces, trois cas seulement
| 1 | Départ définitif de Suisse. Restriction UE et AELE : la part obligatoire reste bloquée si la personne demeure assurée obligatoirement dans son nouvel État |
|---|---|
| 2 | Début d'une activité indépendante, avec affiliation à l'AVS en cette qualité |
| 3 | Montant minime : inférieur au montant d'une année de cotisations |
Les rachats : combler les lacunes
l'outil de prévoyance le plus intéressant fiscalement, et le plus mal utilisé
Le montant maximal rachetable correspond à la différence entre l'avoir de vieillesse effectif et l'avoir réglementaire maximal calculé selon le salaire assuré et l'âge. C'est le règlement de la caisse qui fixe l'échelle, souvent bien plus généreuse que le minimum légal.
| Règle | Contenu |
|---|---|
| Déduction fiscale | le rachat se déduit intégralement du revenu imposable de l'année |
| Blocage de trois ans | aucune prestation en capital, ni retraite ni EPL, dans les trois ans qui suivent un rachat - sous peine de reprise fiscale |
| Retrait EPL non remboursé | tant qu'un versement anticipé n'est pas remboursé, aucun rachat volontaire n'est admis |
| Arrivée de l'étranger | plafond annuel limité pendant les cinq premières années d'assujettissement |
Invalidité et décès : ce que la LPP verse vraiment
la partie la plus technique, et celle qui tombe le plus souvent en examen
L'invalidité : un barème devenu linéaire
| Taux d'invalidité AI | Rente LPP |
|---|---|
| moins de 40 % | aucun droit |
| de 40 à 49 % | 25 % à 40 %, puis + 2,5 points par point d'invalidité supplémentaire |
| de 50 à 69 % | quotité égale au taux d'invalidité |
| 70 % et plus | rente entière |
La LPP suit la décision de l'AI : c'est l'office AI qui détermine le taux, et la caisse en principe s'y tient.
L'ordre d'intervention, et la surindemnisation
| Rang | Assurance | Règle |
|---|---|---|
| 1 | AI, premier pilier | paie toujours, et n'est jamais réduite pour surindemnisation |
| 2 | LAA, si l'atteinte vient d'un accident | AI et LAA ensemble ne dépassent pas 90 % du gain assuré |
| 3 | LPP, en dernier | réduite si le total dépasse 90 % du gain annuel dont on peut présumer que l'intéressé est privé |
La rente d'invalidité LPP peut être différée tant que l'employeur ou une assurance verse des indemnités journalières couvrant au moins 80 % du salaire, et que l'assurance a été financée pour moitié au moins par l'employeur.
Le décès : qui touche quoi, et dans quel ordre
| Prestation légale | Montant |
|---|---|
| Rente de conjoint survivant | 60 % de la rente d'invalidité entière |
| Rente d'orphelin | 20 %, jusqu'à 18 ans, ou 25 ans en formation |
Le conjoint y a droit s'il a un enfant à charge, ou s'il a plus de 45 ans et que le mariage a duré au moins cinq ans. À défaut, il reçoit une indemnité unique de trois rentes annuelles. Le partenaire enregistré est assimilé au conjoint.
L'ordre des bénéficiaires
| Rang | Bénéficiaires |
|---|---|
| 1 | conjoint et enfants ayant droit à une rente ; à défaut, les personnes à charge de façon substantielle, le concubin ayant fait ménage commun cinq ans au moins, ou celui qui doit entretenir des enfants communs |
| 2 | enfants sans droit à une rente, parents, frères et sœurs |
| 3 | autres héritiers légaux, à l'exclusion des collectivités publiques |
Gouvernance : qui décide
| Gestion paritaire art. 51 LPP | l'organe suprême compte autant de représentants des salariés que des employeurs. Les décisions d'assainissement, le taux de rémunération et le plan de prévoyance s'y adoptent. |
|---|---|
| Institution autonome | elle assume elle-même tous les risques : vieillesse, invalidité, décès, placements. |
| Institution semi-autonome | elle réassure une partie des risques, en général le décès et l'invalidité. |
| Institution totalement réassurée | elle transfère tous les risques à un assureur - sécurité maximale, rendement plus faible. |
En cas de liquidation partielle ou totale - restructuration, licenciement collectif, fin du contrat d'affiliation - les assurés sortants ont droit à une part des fonds libres et, le cas échéant, des provisions et réserves de fluctuation. L'autorité de surveillance approuve le règlement de liquidation.
Testez vos réflexes
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Pour comprendre la prévoyance professionnelle
à ouvrir avant de répondre à un collaborateur, et à revérifier chaque janvier
Qui surveille les caisses
l'interlocuteur à connaître quand une question dépasse le règlement de la caisse
Un chiffre qui a bougé, une source qui manque ? Dites-le, on corrige.