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Les délais de congé selon l'anciennetéCalculez votre date de fin des rapportsLes périodes de protection : quand le congé est nulLa protection en détail : qui, quelle faute, quel certificatLe congé abusif et ses conséquencesLe licenciement immédiatLe licenciement collectif : seuils et procédureLes vacances quand le contrat se termineTrois cas d'écoleQuestions fréquentesLes délais de congé selon l'ancienneté
art. 335c CO : sauf accord écrit ou convention collective plus favorable
| Période | Délai légal | Pour quelle échéance |
|---|---|---|
| Temps d'essai (1 à 3 mois au maximum) | 7 jours | n'importe quel jour |
| 1re année de service | 1 mois | pour la fin d'un mois |
| 2e à 9e année | 2 mois | pour la fin d'un mois |
| Dès la 10e année | 3 mois | pour la fin d'un mois |
Calculez votre date de fin des rapports
entrez la date de réception du congé et votre ancienneté
Les périodes de protection : quand le congé est nul
art. 336c CO : après le temps d'essai uniquement
| Situation | Durée de protection |
|---|---|
| Maladie ou accident, 1re année de service | 30 jours |
| Maladie ou accident, 2e à 5e année | 90 jours |
| Maladie ou accident, dès la 6e année | 180 jours |
| Grossesse et les 16 semaines qui suivent l'accouchement | toute la durée |
| Service militaire, protection civile, service civil de plus de 11 jours | 4 semaines avant et après |
| Congé de prise en charge d'un enfant gravement atteint | 6 mois dès le début du délai-cadre |
- Le congé n'a pas à être motivé pour être valable, mais la partie qui donne le congé doit en indiquer les motifs par écrit si l'autre le demande (art. 335 al. 2 CO). Un refus de motiver ne rend pas le congé abusif à lui seul, mais il pèse dans l'appréciation du juge.
La protection en détail : qui, quelle faute, quel certificat
ce que l'art. 336c CO ne dit pas en toutes lettres, et que la jurisprudence a précisé
Qui est protégé, qui ne l'est pas
✓ Protégé
- tout travailleur en CDI, dès la fin du temps d'essai, quel que soit son taux ou son niveau hiérarchique - cadres compris
- le travailleur en incapacité même s'il l'ignore : une maladie découverte après coup protège rétroactivement
- l'incapacité partielle, même à 20 % : la protection est entière
✗ Pas protégé
- le travailleur encore en temps d'essai
- le CDD, qui prend fin à son terme sans que la protection le prolonge
- le congé donné par le travailleur lui-même
- la résiliation immédiate pour justes motifs, possible en tout temps
- l'incapacité imputable à la faute du travailleur
Le pendant : l'employeur aussi est protégé
On présente toujours l'article 336c comme une protection du travailleur. Il existe pourtant un miroir, l'article 336d CO, qui protège l'employeur - et que presque personne ne connaît.
Après le temps d'essai, le travailleur ne peut pas résilier le contrat lorsque son supérieur - dont il est en mesure d'assumer les fonctions - ou l'employeur lui-même est empêché par un service au sens de la lettre a, et qu'il incombe au travailleur d'assumer cette charge.
| Art. 336c CO | Art. 336d CO | |
|---|---|---|
| Protège | le travailleur | l'employeur |
| Interdit | le congé donné par l'employeur | la démission du travailleur |
| Causes | les cinq lettres : service, maladie, grossesse, prise en charge, aide à l'étranger | le service seulement, lettre a |
| Condition | être en incapacité ou en service | devoir remplacer le supérieur ou l'employeur absent |
| Effet | identique : nullité du congé, ou suspension et report à la fin du mois | |
La faute du travailleur : ce qui fait tomber la protection
L'article 336c let. b ne protège que l'incapacité non fautive. En matière de maladie, la faute est pratiquement impossible à établir : les maladies contagieuses, les addictions - tabagisme, alcoolisme - et les maladies psychiques sont considérées comme non fautives.
Pour les accidents, la distinction est plus nette.
✓ Non fautif : protégé
- sports usuels : football, ski, alpinisme encordé, plongée, deltaplane
- accident de la circulation avec faute légère
- blessure lors de travaux de bricolage ordinaires
- tentative de suicide en cas d'incapacité de discernement
✗ Fautif : pas de protection
- participation active à une bagarre
- motocross, course automobile ou de moto
- conduite en état d'ébriété, violation grave des règles de circulation
- mépris des mesures élémentaires : pas de ceinture, pas de casque, alpinisme sans encordement, soudure sans lunettes
- non-respect délibéré des prescriptions de la Suva ou d'une prescription médicale
La jurisprudence de 2024 : l'incapacité liée au seul poste de travail
Le Tribunal fédéral a jugé le 26 mars 2024 qu'un certificat médical attestant une incapacité totale ne déclenche pas automatiquement la protection.
Dans l'affaire jugée, un collaborateur produisait des certificats d'incapacité à 50 % puis à 100 %. Le Tribunal a considéré que la période de protection ne s'appliquait pas : l'atteinte ne l'empêchait de travailler qu'à son poste concret. Un emploi chez un autre employeur serait resté possible.
| Nature de l'incapacité | Protection |
|---|---|
| Générale : la personne ne peut travailler nulle part | protection de l'article 336c CO |
| Liée au seul poste occupé : conflit, environnement, relation hiérarchique | pas de protection, même avec un certificat à 100 % |
Pourquoi le Tribunal fédéral raisonne ainsi
La protection de l'article 336c n'a pas été créée parce qu'un collaborateur malade ne pourrait pas chercher un emploi. Elle existe parce qu'un engagement par un nouvel employeur à la fin du délai de congé paraît hautement invraisemblable, vu l'incertitude sur la durée et le degré de l'incapacité.
Le raisonnement se tient donc : si le certificat conclut que l'état de santé est lié à ce poste précis, la personne pourrait travailler ailleurs dès la fin du délai. La raison d'être de la protection disparaît.
Le certificat médical : ce qu'il prouve, et ce qu'il ne prouve pas
Le Tribunal fédéral le définit comme une constatation écrite relevant de la science médicale, portant sur l'état de santé d'une personne, en particulier sur sa capacité de travail.
| Type | Ce qu'il atteste |
|---|---|
| Pré-emploi, dit aussi certificat de bonne santé | que l'état de santé permet d'occuper ce poste sans danger pour soi ni pour autrui. L'examen se fait sur la base du profil de l'emploi remis par l'employeur - et les frais sont à sa charge |
| Aptitude ou inaptitude | l'adéquation entre l'état de santé et un poste précis. L'inaptitude peut être permanente, temporaire ou conditionnelle |
| Arrêt de travail | que la personne ne peut ou ne doit pas travailler pour des raisons médicales. C'est de loin le plus fréquent : près d'un tiers des consultations débouchent sur un tel certificat |
Sa valeur probante
| Ce qu'il établit | une preuve en principe suffisante de l'empêchement de travailler pour maladie ou accident |
|---|---|
| Ce qu'il n'établit pas | un juste motif de résiliation immédiate : cette appréciation appartient au juge seul, un certificat n'y est pas concluant |
| En cas de doute objectif | l'employeur peut faire vérifier l'incapacité par un médecin-conseil, à ses frais. Si le collaborateur refuse de s'y soumettre, l'employeur est en règle générale légitimé à ne pas verser le salaire correspondant |
| Quand l'exiger | l'usage veut dès le troisième jour. On peut l'exiger plus tôt - notamment si l'assurance perte de gain intervient dès le premier jour, ou en cas d'abus, après un préavis |
Nullité ou suspension : la question à se poser en premier
| Quand l'empêchement commence-t-il ? | Effet |
|---|---|
| Avant la notification du congé, et il dure encore | le congé est NUL. Il n'existe pas, il ne se reporte pas. Tout est à recommencer après la protection, avec un délai complet. |
| Après la notification, pendant le délai de congé | le congé reste valable. Le délai est simplement suspendu, puis reprend son cours. |
Les trois pièges du cumul
| Causes distinctes | une nouvelle maladie sans lien avec la précédente ouvre une nouvelle période de protection, même dans la même année de service |
|---|---|
| Rechutes | les épisodes liés à la même cause se cumulent dans une seule période : on additionne les jours |
| Changement d'année de service | si l'incapacité chevauche deux années, c'est la période la plus longue qui s'applique, en entier |
Le congé abusif et ses conséquences
art. 336 et 336a CO : jusqu'à six mois de salaire
- Congé donné en raison d'une qualité inhérente à la personne (âge, origine, orientation, situation familiale, religion) sans lien avec le travail.
- Congé donné parce que le collaborateur exerce un droit constitutionnel ou fait valoir de bonne foi des prétentions découlant du contrat : réclamer des heures supplémentaires, un solde de vacances, un certificat.
- Congé donné pour empêcher la naissance d'une prétention, ou parce que le collaborateur accomplit un service obligatoire.
- Congé donné en raison de l'appartenance syndicale ou de l'activité de représentant des travailleurs.
- Dans un licenciement collectif, congé donné sans que la consultation prévue ait eu lieu.
Le licenciement immédiat
art. 337 CO : l'exception, jamais la solution de facilité
- Il suppose de justes motifs : des circonstances qui, selon les règles de la bonne foi, ne permettent pas d'exiger la continuation des rapports, ne serait-ce que jusqu'à la fin du délai ordinaire.
- Il doit être notifié immédiatement : la pratique retient deux à trois jours ouvrables dès la connaissance complète des faits. Attendre, c'est renoncer.
- Les motifs doivent être communiqués par écrit si l'autre partie le demande.
- Un manquement moins grave suppose un avertissement préalable resté sans effet.
Le licenciement collectif : seuils et procédure
art. 335d ss CO : sur 30 jours, dans le même établissement
| Effectif habituel de l'établissement | Seuil déclenchant la procédure |
|---|---|
| Plus de 20 et moins de 100 | au moins 10 congés |
| De 100 à moins de 300 | au moins 10 % des travailleurs |
| 300 et plus | au moins 30 congés |
Les vacances quand le contrat se termine
solde à prendre ou à payer, maladie pendant les vacances, congé notifié en plein mois d'août
Le solde pendant le délai de congé
En principe, l'employeur accorde le solde de vacances pendant le délai de congé. Mais il ne peut pas l'imposer sans limite : le délai doit d'abord permettre au collaborateur de chercher un emploi.
| Le but du repos peut être atteint | les vacances se prennent en nature pendant le délai |
|---|---|
| Le but ne peut plus être atteint | le solde est converti en espèces |
| Pour imposer des vacances | l'annonce doit en principe intervenir trois mois à l'avance |
Indemniser un solde : les taux usuels
| Droit annuel | Pourcentage du salaire brut |
|---|---|
| 4 semaines | 8,33 % |
| 5 semaines | 10,64 % |
| 6 semaines | 13,04 % |
Et une précision du Tribunal fédéral qui coûte cher quand on l'oublie : le calcul de l'indemnité pour vacances non prises doit tenir compte du 13e salaire.
Tomber malade pendant ses vacances
Les vacances sont suspendues pendant une incapacité de travail, à deux conditions : qu'elle dépasse un ou deux jours, et qu'elle soit dûment établie. Une indisposition mineure, qui n'empêche pas de se reposer, ne suspend rien.
| Incapacité partielle | l'employeur ne peut pas fixer les vacances pendant une incapacité partielle. Si le collaborateur demande à les maintenir, tous les jours s'imputent sur son solde - et le salaire est dû en entier par l'employeur |
|---|---|
| Cure ordonnée par certificat médical | c'est une maladie : les vacances sont suspendues |
| Cure simplement conseillée | ce n'est pas une incapacité : cela entre dans les vacances |
| Jour férié tombant pendant les vacances | ce n'est pas un jour de vacances : il se récupère |
Licencier quelqu'un qui est en vacances
Les vacances ne figurent pas parmi les causes de protection de l'article 336c. Un congé notifié pendant les vacances est donc parfaitement valable - à une condition : qu'il soit reçu.
| Le collaborateur passe ses vacances chez lui, fait suivre son courrier, ou n'a pas informé l'employeur de son absence | le congé est réputé reçu normalement |
|---|---|
| Il a quitté son logement sans faire suivre son courrier | le congé n'est reçu qu'au retour - et le délai ne court qu'à partir de là |
Trois cas d'école
là où les trois mécanismes se rencontrent, et où l'on se trompe
Cas 1 · L'incapacité à cheval sur deux années de service
Entrée le 01.03.2024. Congé notifié le 15.01.2025, donc en 1re année : délai d'un mois, échéance théorique au 28.02.2025. Maladie non fautive dès le 20.02.2025.
| Étape | Raisonnement | Résultat |
|---|---|---|
| 1 · Nullité ou suspension ? | la maladie commence après la notification | congé valable, délai suspendu |
| 2 · Quelle protection ? | au 20.02 on est en 1re année (30 j), mais l'incapacité franchit le 01.03.2025 et passe en 2e année (90 j) | la plus longue : 90 jours |
| 3 · Durée de la protection | 90 jours dès le 20.02.2025 | jusqu'au 20.05.2025 |
| 4 · Solde du délai | du 20.02 au 28.02 | 9 jours |
| 5 · Reprise et terme | l'incapacité dure au-delà des 90 jours : la suspension va à son terme. Le délai reprend le 21.05, 9 jours plus tard | 29.05.2025 |
| 6 · Report à la fin du mois | art. 336c al. 3 CO | 31.05.2025 |
Le salaire, lui, suit une autre horloge. L'échelle bernoise se recalcule à la date anniversaire : le crédit de 3 semaines de la 1re année s'épuise, puis un mois neuf s'ouvre au 01.03.2025 pour la 2e année. Trois compteurs distincts tournent en parallèle - protection, délai, salaire - et aucun ne se remet à zéro au même moment.
Cas 2 · Deux maladies sans lien, deux protections
Accident le 10.09 en 4e année, reprise le 25.10 : 45 jours consommés sur les 90. Puis, le 20.05 de l'année suivante, une maladie sans aucun lien avec l'accident.
| Protection | la nouvelle cause ouvre une période entière de 90 jours - les 45 jours déjà consommés ne s'imputent pas |
|---|---|
| Salaire | l'échelle bernoise, elle, repart à zéro à la date anniversaire : le passage en 5e année ouvre un nouveau crédit de 3 mois |
| Vacances | chaque année de service se calcule séparément, avec sa propre franchise d'un mois |
Cas 3 · La grossesse, la plus longue de toutes
Accouchement le 15.08.2024. Congé de maternité de 14 semaines jusqu'au 20.11.2024.
| Protection | toute la grossesse, plus 16 semaines après l'accouchement, soit jusqu'au 04.12.2024 - donc deux semaines après la fin du congé de maternité |
|---|---|
| Salaire | allocation de maternité APG, 80 %, 14 semaines - pas l'échelle bernoise |
| Vacances | aucune réduction, quelle que soit la durée |
Questions fréquentes
les questions posées après une lettre de congé
Mon employeur doit-il motiver mon licenciement ?
Pas pour que le congé soit valable. Mais il doit vous en donner les motifs par écrit si vous le demandez. Un refus de motiver, ou des motifs qui changent, pèsent contre l'employeur si le caractère abusif est plaidé.
art. 335 al. 2 COÀ partir de quand court mon délai de congé ?
Depuis la réception de la lettre, pas depuis son envoi. Un courrier recommandé est réputé reçu au moment où il est retiré, ou au plus tard à la fin du délai de garde postal. C'est la date de réception qui détermine si le congé prend effet ce mois-ci ou le suivant.
art. 335c CO · jurisprudence sur la réceptionJe suis en arrêt maladie. Le congé est-il valable ?
S'il vous parvient pendant la période de protection, il est nul : il n'existe pas et doit être redonné. La protection dure trente jours la première année de service, nonante de la deuxième à la cinquième, cent quatre-vingts dès la sixième. Si le congé a été donné avant l'incapacité, il reste valable, mais le délai est suspendu et reprend ensuite.
art. 336c COQue faire si je pense que mon licenciement est abusif ?
Deux gestes, dans cet ordre et sans attendre. S'opposer par écrit auprès de l'employeur avant la fin du délai de congé, puis, si les rapports prennent fin, agir en justice dans les cent quatre-vingts jours. L'indemnité est fixée par le juge et ne dépasse pas six mois de salaire. Le congé, lui, reste valable : il n'y a pas de réintégration.
art. 336, 336a al. 2 et 336b COMon employeur peut-il me libérer de mon obligation de travailler ?
Oui, et le salaire reste dû jusqu'au terme. En contrepartie, il peut imputer sur cette période les vacances restantes s'il vous reste assez de temps pour chercher un emploi, et vous devez lui annoncer un éventuel revenu que vous réalisez ailleurs pendant ce temps.
art. 324 al. 2 CO · art. 329 al. 3 COQu'est-ce qu'un licenciement immédiat, et sous quel délai ?
Une résiliation sans délai pour de justes motifs, c'est-à-dire des circonstances qui rendent la poursuite du contrat inexigible. « Sans délai » se compte en deux à trois jours ouvrables dès la connaissance des faits : un employeur qui attend a montré que la poursuite était possible.
art. 337 CO · jurisprudenceQuel est mon délai de congé si le contrat ne dit rien ?
Sept jours pendant le temps d'essai, puis un mois pour la fin d'un mois pendant la première année de service, deux mois de la deuxième à la neuvième, et trois mois dès la dixième. Ce sont les délais légaux, et ils s'appliquent dès que le contrat est muet.
art. 335b et 335c COLe délai peut-il être raccourci par contrat ?
Oui, mais jamais en dessous d'un mois après le temps d'essai, sauf convention collective qui le prévoit pour la première année. Et surtout, le délai doit être identique pour les deux parties : une clause qui avantage l'employeur est nulle, et c'est le délai le plus long qui s'applique alors aux deux.
art. 335a et 335c al. 2 COLe congé doit-il être donné par écrit ?
Pas nécessairement, sauf si le contrat l'exige. Un congé verbal est valable. Mais la partie qui résilie doit pouvoir prouver la date de réception, ce qui rend l'écrit indispensable en pratique. Les motifs, eux, doivent être communiqués par écrit sur demande.
art. 335 al. 2 COSuis-je protégée pendant une grossesse ?
Oui, du début de la grossesse jusqu'à seize semaines après l'accouchement. Un congé donné pendant cette période est nul et doit être redonné après. Si le congé avait été donné avant, le délai est suspendu et reprend son cours à la fin de la protection.
art. 336c al. 1 let. c COEt pendant le service militaire, civil ou de protection civile ?
La protection couvre toute la durée du service obligatoire, et s'étend à quatre semaines avant et après lorsque le service dure plus de onze jours. C'est un cas fréquent d'oubli : un congé notifié dans ces quatre semaines est nul.
art. 336c al. 1 let. a COJe tombe malade après avoir reçu mon congé. Que se passe-t-il ?
Le congé reste valable, mais le délai s'arrête pendant l'incapacité et reprend ensuite pour la durée restante. Si le terme ne coïncide alors plus avec la fin d'un mois, il est reporté à la fin du mois suivant. La suspension est limitée à trente, nonante ou cent quatre-vingts jours selon l'ancienneté.
art. 336c al. 2 et 3 COMon employeur peut-il me licencier pendant mes vacances ?
Oui, les vacances ne sont pas une période de protection. Mais le congé ne produit effet qu'à sa réception : une lettre qui attend dans la boîte pendant trois semaines n'est réputée reçue qu'au retour, ou à la fin du délai de garde postal si l'envoi était recommandé.
art. 335c CO · jurisprudence sur la réceptionPuis-je démissionner pendant le temps d'essai ?
Oui, avec sept jours pour la fin d'un jour quelconque, sauf accord différent. Le temps d'essai dure un mois s'il n'est pas convenu autrement et ne peut pas dépasser trois mois. Il se prolonge d'autant en cas de maladie, d'accident ou de service obligatoire.
art. 335b CO